25-04-2017
DOCUMENTS ET RESOLUTIONS


RESOLUTION SUR L'EDUCATION

Résolution sur le rôle des Parlements
dans la promotion de l’Education et de la Culture en Afrique



L’Union Parlementaire Africaine, réunie en sa 29ème Conférence à Bujumbura (République du Burundi) les 27 et 28 Novembre 2006,

Reconnaissant que l’Education participe à l’épanouissement intégral de l’homme et de la société en permettant le partage et l’échange du savoir et en mettant en valeur les potentialités que recèle le continent africain aux plans économique, social et culturel,

Considérant que l’éducation et la culture sont des fondements indispensables à la participation accrue des femmes et des hommes à la vie politique ainsi qu’au progrès économique et social,

Convaincue que l’Education est un droit fondamental inaliénable et constitue le défi majeur de l’Afrique en ce qu’elle est la clé du progrès, du bien-être individuel et social et de la paix,

Soulignant le lien étroit entre la culture et l’éducation et leur rôle dans le développement socio-économique durable,

Consciente que les politiques en matière d’éducation et de culture doivent tenir compte des droits de l’Homme Universels tout en préservant la diversité culturelle par la promotion et le respect des valeurs régionales, nationales et universelles,

Consciente que, malgré les progrès réalisés dans l’Education, les performances restent encore modestes et que des efforts supplémentaires doivent être consentis,

Déplorant le fait que les systèmes éducatifs de plusieurs pays africains portent encore la marque des valeurs et de cultures étrangères et Convaincue que les valeurs culturelles africaines doivent constituer la base de l’éducation à tous les niveaux et que la promotion de l’instruction culturelle doit se faire au sein de toutes les couches sociales,

Résolue à éliminer certaines pratiques culturelles qui ont un impact négatif sur l’éducation, en particulier, et le développement, en général,

Reconnaissant l’importance des langues en tant que moyen de communication et moteur de la renaissance de l’Afrique,

Reconnaissant également que l’ignorance et l’analphabétisme sont des freins au développement et au processus démocratique, incompatibles avec le respect des droits de l’individu et perpétuent la discrimination à tous les niveaux et dans tous les domaines de la vie sociale,
Convaincue que l’éducation des femmes et des jeunes filles en particulier est importante en ce qu’elles jouent un rôle primordial dans la transmission des connaissances et dans l’amélioration des conditions de vie de la famille et de la société,

Constatant que les formes classiques d’éducation ne concordent plus avec les transformations économiques et sociales et qu’il y a lieu de former des cadres et des techniciens aptes à répondre aux marchés actuels de travail,

Considérant que le parlementaire, où qu’il se trouve, est toujours confronté aux réalités complexes de l’Education, notamment en matière de construction des écoles et de promotion des langues nationales,

Considérant également que la dévalorisation des valeurs culturelles et l’immobilisme des systèmes éducatifs constituent un danger pour la démocratie,

Sachant que l’éducation, la culture, la démocratie et le développement sont étroitement liés,

Soulignant que les plus grands obstacles auxquels les femmes et les filles se heurtent sont la tradition et le mode d’éducation qui, dans la plupart des Etats africains, imposent une discrimination entre l’homme et la femme,

Considérant que les situations de crise interpellent les parlementaires et exigent un engagement de leur part pour l’avènement d’un environnement démocratique où l’Education trouve une place prépondérante,

Convaincue de la nécessité d’élaborer des plans nationaux sur la culture et sur l’éducation, la formation et le perfectionnement et que les nouvelles technologies de l’information et de la communication (NTIC) sont d’un apport appréciable dans ces domaines,

Constatant un envahissement et un pillage culturels de l’Afrique (musique, cinéma, objets sacrés …),

Déplorantque la préservation et le développement de la culture africaine ne constituent pas une préoccupation dans les plans de développement des gouvernements africains,

Constatant que les recherches scientifiques, technologiques et sur la sagesse africaine, pourtant florissantes, sont méconnues de la plupart des pays africains et à travers le monde,

Regrettantque l’enseignement préscolaire et l’alphabétisation des adultes ne constituent pas des priorités pour de nombreux gouvernements africains,

Soulignant et regrettant que la plupart des pays africains sont encore loin d’atteindre les objectifs du troisième millénaire dans le domaine de l’éducation,

Reconnaissant les efforts déployés par l’UNESCO, l’apport notable des institutions financières de développement, la contribution des partenaires bilatéraux ou multilatéraux et celle de la société civile et des ONGs dans le renforcement et l’amélioration des systèmes éducatifs et dans l’interaction culturelle à la compréhension et à la coopération internationale,

Rappelant l’article 26 de la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme qui reconnaît à toute personne le droit à l’Education,

Reconnaissant la nécessité de la mise en œuvre du Nouveau Partenariat pour le Développement de l’Afrique (NEPAD) qui met un accent particulier sur l’Education, la généralisation de l’Enseignement et la promotion du rôle des femmes dans le développement socio-économique en renforçant leurs capacités dans le domaine de l’éducation et de la formation,

Se reportant notamment à la Déclaration sur l’Education Pour Tous (EPT) adoptée à Jomtien (Thaïlande) en 1990, au Cadre d’Action adopté à Dakar (2000) par le Forum Mondial sur l’Education intitulé « l’Education Pour Tous », à la Déclaration d’Alger des ministres de l’Education des Etats membres de l’Union Africaine (Alger, 2005) et à la Déclaration de Dar-Es-Salam (2002) du Forum Africain des Parlementaires Pour l’Education (FAPED),

Prenant note des décisions de la Conférence des Chefs d’Etat et de Gouvernement qui a eu lieu à Khartoum en Janvier 2006, notamment :

la décision sur le lien entre la culture et l’éducation,
les décisions relatives à la Proclamation de 2006 comme année des langues africaines, au Plan d’action linguistique pour l’Afrique et à la Renaissance culturelle africaine,

Rappelant ses résolutions, notamment, :

  • la résolution sur la lutte des pays africains contre l’analphabétisme (16ème Conférence, Tunis, 1993)
  • la résolution sur l’Education et la population en Afrique (21ème Conférence, Niger, 1998)
  • la résolution sur la promotion du rôle de la Femme dans le développement de l’Afrique (26ème Conférence, Accra, 2003),

 

 Rappelant les résolutions pertinentes de l’Union Interparlementaire, notamment, :

la résolution sur la mise en œuvre de politiques d’Education et de la Culture favorisant un plus grand respect des valeurs démocratiques (89ème Conférence, New Delhi, 12 – 17 Avril 1993)

la résolution sur l’Education et la Culture en tant que facteurs indispensables à une participation accrue des hommes et des femmes à la vie politique ainsi qu’au  développement des peuples (105ème Conférence, la Havane 1 – 7 Avril 2001),

  1. Affirme que l’éducation est une condition première pour assurer le développement durable, assurer la démocratie et la paix et atteindre les objectifs de l’éradication de la pauvreté, du ralentissement de la croissance démographique et de l’égalité entre les sexes et que la culture en est un élément essentiel.

  2. Demande aux parlements et aux gouvernements de réviser la Constitution et les textes législatifs de leurs pays afin de les rendre conformes aux traités et accords internationaux en ce qui concerne le droit à l’Education, à moins qu’ils ne l’aient déjà réalisé.

  3. Invite les gouvernements à établir des plans nationaux d’éducation, de formation et de perfectionnement en mettant l’accent, notamment sur :
  • la scolarité gratuite et obligatoire pour tous les enfants, sans distinction de sexe, y compris les handicapés, les orphelins et les enfants défavorisés,

  • le droit inaliénable à l’Education Pour Tous (EPT),

  • la mise en place d’une politique effective de lutte contre l’analphabétisme, notamment à travers la décentralisation des services de l’Education,

  • la rénovation du système éducatif en l’adaptant aux besoins de l’économie et du marché du travail.
    l’utilisation des langues nationales à partir de l’éducation préscolaire,

  • la création d’un cadre institutionnel chargé de la mise en œuvre et du suivi de la politique de l’Etat en matière d’éducation,

  • l’amélioration de la qualité de l’enseignement et le perfectionnement de l’enseignant ainsi que la valorisation du statut de l’enseignant,

  • le renforcement de la coordination entre l’enseignement général et la formation professionnelle,

Invite également les parlements à accroître les ressources budgétaires et extra-budgétaires, notamment par la réduction des dépenses militaires, en vue de doter le secteur de l’Education, de la formation et du perfectionnement de crédits suffisants pour maintenir l’équilibre entre les infrastructures scolaires et la population scolaire ou à scolariser.

En appelle à la sensibilisation des parents pour leur participation active à la construction des infrastructures scolaires et à la moralisation des élèves et des étudiants.

Invite les gouvernements à promouvoir particulièrement l’éducation des filles et des femmes pour mettre fin aux discriminations et aux traditions négatives dont elles sont victimes et dont la conséquence est le faible taux de leur scolarisation.

Demande aux parlements et aux gouvernements de créer un environnement politique, social et économique propice à la réduction de la fuite des cerveaux et à l’accroissement du flux d’investissement dont le continent a besoin.

Invite les parlementaires à s’investir pleinement dans la résolution des conflits en vue de contribuer à garantir la paix sociale, gage du bon fonctionnement du système éducatif d’une part, et les gouvernements à répondre conséquemment aux besoins des systèmes éducatifs dans les situations d’urgence et de crise, d’autre part.

Appelle à l’adoption de politiques culturelles propres à garantir à chaque personne l’exercice de son droit de prendre part librement à la vie culturelle et Insiste sur la création et le développement des zones touristiques ainsi que la promotion de l’artisanat.

Met l’accent sur la nécessité de promouvoir les cultures nationales chez tous les Africains par tous les moyens d’information et de communication et préconise l’intensification des initiatives politiques et l’adoption des dispositions juridiques visant à préserver le patrimoine culturel, matériel et immatériel.

Encourage les échanges entre les diverses cultures afin de tirer profit des connaissances et des expériences des cultures des autres pays africains et Invite les gouvernements à œuvrer pour la création d’un canal satellitaire africain en vue des échanges éducatifs et culturels.

Souligne que les activités culturelles et éducatives doivent être complémentaires pour contribuer à l’épanouissement du citoyen par une éducation à la démocratie, au dialogue et à la compréhension mutuelle c'est-à-dire à la culture de la paix.

Reconnaît le rôle des langues africaines dans le développement tant économique et politique que social et culturel et Encourage tous les Etats africains à créer des structures pour la promotion des langues nationales.

Demande aux gouvernements de faire un inventaire exhaustif des pratiques culturelles et des objets traditionnels et d’assurer leur préservation.

Invite les gouvernements et le secteur privé à développer les NTIC comme support essentiel pour le développement des cultures nationales, à protéger les droits d’auteurs africains et à valoriser les résultats des recherches par leur édition, publication et diffusion et à préserver les richesses culturelles menacées de disparition.

Souhaite que les gouvernements mettent résolument en place des politiques de développement de l’éducation préscolaire et de l’alphabétisation des adultes.

Souligne que la culture et l’éducation sont de véritables armes contre la pauvreté, la démographie galopante et les maladies et favorisent la promotion de la paix, de la stabilité et de la bonne gouvernance.

Demande que soient renforcés les partenariats entre les administrations centrales et locales, les ONGs, le secteur privé, les partenaires de l’école et les leaders d’opinion pour offrir à tous les secteurs de la société des programmes éducatifs et culturels répondant aux besoins des citoyens.

Préconise une coopération régionale et internationale et Invite les Ministres de la Culture et de l’Education à créer un espace pour des consultations régulières en vue de l’intégration de la culture dans l’éducation et inversement, notamment à travers la refondation des systèmes de l’Education en Afrique et la mise en commun des ressources des pays africains afin de créer, d’une part, des universités régionales qui tiennent compte de leurs valeurs culturelles respectives et, d’autre part, des marchés régionaux de travail pour lutter contre la fuite de cerveaux.

Souhaite la collaboration avec les bailleurs de fonds et les institutions multilatérales pour assurer l’objectif international de développement visant à parvenir à une éducation primaire universelle d’ici l’an 2015 et propose la création d’un Fonds Africain pour le financement des projets d’éducation sous l’égide de l’Union Africaine.

Invite les Organisations Internationales, les ONGs, les partenaires au développement, les communautés économiques régionales et la société civile à apporter leur soutien technique et financier pour la mise en œuvre du Plan d’Action de la Deuxième Décennie de l’Education aux niveaux national, régional et continental, en tenant compte des spécificités nationales.

Appuie la décision de l’Union Africaine proclamant la période 2006-2015  « Deuxième décennie de l’Education en Afrique » et la Déclaration d’Alger des ministres de l’Education des Etats membres de l’Union Africaine (8-11 Avril 2005).

Adresse ses remerciements à l’UNESCO, en particulier, et à tous les partenaires au développement de l’Education pour leur soutien financier et moral aux pays africains.

Invite les parlements à la sensibilisation par le plaidoyer, sur le terrain comme dans l’hémicycle, afin que les buts et les objectifs de l’Education Pour Tous soient réalisés d’une façon durable.  

 
   



RESOLUTION SUR LA RECONCIALITION NATIONALE

Résolution sur
« le rôle des Parlements dans les processus de réconciliation nationale et de préservation et de renforcement de la cohésion sociale »

 

L’Union Parlementaire Africaine, réunie en sa 29ème Conférence à Bujumbura (République du Burundi) les 27 et 28 Novembre 2006,

Considérant le rôle important que doivent jouer les Parlements dans la mise en place des fondements d’une politique sociale et économique renforçant les liens de confiance entre les citoyens,

Consciente que la réconciliation nationale est un processus de longue haleine qui se poursuit par un renforcement de la cohésion nationale,

Considérant que la réconciliation est un outil indispensable à la restauration et au renforcement de la paix et de la sécurité suite à une rupture des relations harmonieuses au sein d’une société se traduisant le plus souvent par un conflit armé dans le cas des guerres civiles ou par la violence de groupes armés dirigée contre l’Etat et la société,

Affirmant que les Parlements représentent des instruments indispensables pour le règlement pacifique des conflits,

Convaincue qu’il n’y a pas de modèle unique pour réussir une réconciliation,

Soulignant que la réconciliation nationale requiert la participation de l’ensemble de la population,

Réaffirmant le rôle primordial de la femme et des jeunes en tant que groupes responsabilisés et conscientisés dans la construction de la paix,

Soulignant que la réconciliation trouve sa pleine expression  dans le respect des droits humains et des valeurs démocratiques,

Affirmant qu’un Parlement représentatif des diverses composantes de la société constitue un facteur déterminant du renforcement du processus de réconciliation nationale,

Consciente, d’une part, du fait que la pauvreté, le chômage et la corruption sont des obstacles au plein épanouissement de la démocratie et, d’autre part, de l’impérieuse nécessité de la réussite de la réconciliation nationale et de la cohésion sociale,

Convaincue que la démocratie et la bonne gouvernance demeurent des moyens indispensables pour le règlement durable des conflits,

Considérant qu’un Parlement issu d’élections démocratiques, libres et transparentes renforce inéluctablement la cohésion nationale,

Affirmant que la réconciliation nationale doit reposer sur le respect mutuel, l’égalité, la tolérance et la solidarité entre les citoyens,

Consciente du rôle du Parlement dans le renforcement des valeurs démocratiques et de la cohésion nationale,

Soulignant l’importance des valeurs de l’Histoire nationale et des valeurs culturelles d’une société en tant que facteurs de cohésion nationale,

Convaincue que sans consolidation définitive de la paix par la réconciliation nationale, l’entreprise de développement économique et social ainsi que les efforts de modernisation dans les pays concernés ne produiront pas les résultats escomptés,

Soulignant que les conflits en Afrique doivent être réglés sans ingérence étrangère et dans le respect des souverainetés des pays africains,

 

Réaffirmant ses résolutions, notamment :

la résolution adoptée par sa 21ème Conférence sur «  la prévention des conflits et le réalisation de la paix sur le continent », (Niamey, Août 1998),
la résolution adoptée par la 23ème Conférence sur «  le rôle des Parlements dans la consolidation de la démocratie et le renforcement de la confiance entre les peuples et leurs institutions » (Addis-Abéba, Novembre 2000),
la résolution  adoptée par la 25ème Conférence sur « le rôle des Parlements africains dans la promotion de la paix sur le continent africain » (Khartoum, Octobre 2002),
la résolution adoptée par la 27ème Conférence sur « la promotion de la bonne gouvernance : rôle des Parlements africains » (Alger, Novembre 2004),
la résolution adoptée par la 28ème Conférence sur « le renforcement de la démocratie en vue de la préservation de la paix en Afrique » (Brazzaville, Novembre 2005),

Rappelant la résolution de l’Union Interparlementaire adoptée par sa 110ème Assemblée (Mexico, Avril 2004) intitulée « Approfondir la démocratie parlementaire pour protéger les droits de l’homme et encourager la réconciliation entre les peuples et le partenariat entre les nations »,

 

  1. Invite les Parlements à adopter des mesures législatives propres, d’une part, à asseoir et à garantir un environnement démocratique et, d’autre part, à promouvoir le système de bonne gouvernance qui doit caractériser l’Etat de droit,
  1. Recommande aux Parlements d’accompagner le processus de réconciliation nationale, notamment en veillant :

 

    • au respect de la loi qui doit toujours être fondée sur des principes d’équité ;
    • au suivi de la situation post-conflit et des mesures d’accompagnement relatives au contrôle des armes légères, au désarmement, à la démobilisation et à la réinsertion ;
    • à la réinstallation et à la réhabilitation des rapatriés et des personnes déplacées ;
    • à la mise en place d’un système judiciaire indépendant, impartial, compétent et efficace ;
    • à la promotion des médias privés professionnels véhiculant des valeurs de démocratie et de tolérance ;
  1. Encourage les Parlements à favoriser en permanence un consensus national sur les moyens de parvenir à une véritable réconciliation nationale,
  1. Demande aux Parlements de suivre de près le processus de réconciliation nationale particulièrement dans ses volets portant sur la justice et sur les mesures de réparation et de solidarité nationale,
  1. Invite les Parlements à inscrire le processus de réconciliation nationale dans leur programme de travail afin de pouvoir évaluer les progrès accomplis et corriger si nécessaire les faiblesses ; à cet égard, les Parlements doivent recevoir régulièrement des organismes en charge du processus de réconciliation des rapports d’étapes,
  1. Engage les Parlements à renforcer la cohésion sociale en répondant aux besoins des populations particulièrement en matière d’éducation et de santé, notamment à travers une allocation suffisante des ressources budgétaires,
  1. Demande aux Parlements d’agir en vue de favoriser et de renforcer la confiance de manière à promouvoir l’entente et le dialogue aux niveaux local et national encourageant ainsi la poursuite des efforts de réconciliation,
  1. Encourage les parlementaires à entreprendre dans le cadre de leurs activités politiques aussi bien à l’échelle de leur circonscription qu’à l’échelle nationale des actions contribuant à la promotion de la participation des citoyens à la vie politique,
  1. Recommande aux Parlements de veiller à ce que les programmes d’éducation incluent des chapitres portant sur l’enseignement de la tolérance, des droits de l’homme, de la culture de la paix et de tout ce qui concourt à la promotion de l’entente et de la cohésion nationale,
  1. Invite les Parlements à légiférer en matière de lutte contre la corruption afin de renforcer l’Etat de droit et la bonne gouvernance,
  1. Insiste sur la nécessité de la mise en place, d’une part, d’une politique de répartition équitable des richesses et des revenus du pays afin de lutter contre la pauvreté et, d’autre part, d’une politique de création d’emplois ciblant particulièrement les jeunes,
  1. Affirme  qu’une lutte efficace contre toutes les formes de discrimination contribue à la préservation et au renforcement de la cohésion nationale,
  1. Souligne l’importance de la décentralisation des pouvoirs afin de rapprocher l’administration du citoyen et de mieux prendre en compte les besoins des populations au niveau local,
  1. Demande aux Parlements de prendre des mesures législatives et autres visant à accorder une attention particulière aux femmes et aux jeunes pour en faire des acteurs clés de la réconciliation nationale et de la prévention des conflits.
  1. Demande, en outre, que les pays africains apportent leur soutien à l’Union Africaine afin de maintenir la paix dans les zones de conflit en Afrique et afin d’éviter toute ingérence étrangère.
  1. Exhorte les Parlements à ratifier les instruments régionaux et internationaux relatifs à la lutte contre la corruption, aux droits de l’homme et au droit international humanitaire afin de progresser dans l’établissement de l’Etat de droit,
 
   

 

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